Si vous vivez en ville, ou si vous y passez parfois, vous avez remarqué la quantité de 125 néo-rétro plus ou moins chinoises qui jonchent les trottoirs. Les marques ne manquent pas, comme elles dorment souvent à tous les vents, elles portent les stigmates d’une finition… comment dire ?? Chinoise. Cependant elles paraissent rendre de bons services en milieu urbain et sont bien moins horribles que la cohorte des scoot gris en plastoc (ah ouais mais c’est pratique hein)…
Il est amusant de constater que ce marché est totalement oublié par les grandes marques, elles n’ont probablement pas le temps ni les moyens, en ces périodes de crise, de mettre à la table à dessin ce genre de projet et encore moins de le lancer en production. Alors pourquoi les petits constructeurs chinois trouvent le temps eux ? Quoi qu’il en soit, ce type de modèle est déjà en production chez Kawasaki sous le nom de W175, destiné au seul marché asiatique, cette néo-rétro joliment finie a du succès notamment en Indonésie.
Présentée au GAIKINDO INDONESIA INTERNATIONAL AUTO SHOW 2018 de Jakarta cette version custom de la W175 a eu beaucoup de succès, on se prend à rêver à la diffusion chez nous de ce type de modèle en 125cc et de sa déclinaison en W250, héritière de l’Estrella qui existe bel et bien telle quelle puisque la W250 est aussi en production pour le marché asiatique seulement, la voici :
Mais c’est bien là qu’on se rend compte que le marché européen est vraiment très peu de choses pour les grands constructeurs, de moins en moins de motos vendues, des gouvernements motophobes, des media motoaveugles, quand c’est exactement l’équation inverse en Asie où d’énormes quantités sont écoulées chaque année. Il ne serait pas si compliqué d’usiner quelques cylindres en 125cc sur la même base de bas moteur avec les mêmes caractéristiques pour le marché européen, alors qu’est ce qui coince ? Les études de marché ? Les règlements de Bruxelles ? Le lobby des mobylettes ? La mafia des amateurs de MZ ? On peut se poser la question.
Il est bien dommage que les gens à la tête des grandes marques soient autant dans leur tour d’ivoire et si peu à l’écoute, les grosses cylindrées sont totalement à la ramasse et le seront de plus en plus, lorsque le pilote sera tondu à ras par les amendes, les points en moins, l’essence hors de prix et le reste, les petites meules sympas reviendront devant, par force. D’ici là, Astor, Mash, Masaï, Rocket et compagnie auront pris le marché, si ce n’est déjà le cas.