Le milieu de la moto voit cohabiter le pire et le meilleur, du pire nous sommes abreuvés matin et soir par le flux habituel des blogs-fleuves comme B-exif, victimes de leur besoin de contenu. Au meilleur nous sommes nettement moins habitué, c’est pourtant bien sur ce registre que s’impose cette création à deux roues et le monde compte peu de prétendants à ce niveau d’excellence.
Ce n’est pas un hasard si c’est un événement de retentissement mondial qui a servi d’écrin à la présentation de cette Qora, en effet, en ce weekend de septembre avait lieu à Chantilly l’édition 2017 d’Arts&Elegance, organisé depuis quatre ans par Richard Mille, ce qui se veut probablement un petit Pebble Beach français réunissait ce qui se fait de mieux dans le domaine de l’automobile d’exception, et la moto y avait une petite place.
 
L’occasion pour une moto d’exception de poser à coté d’une auto exceptionnelle, cette Bugatti 57 SC de 1938, le coupé Atalante, imaginé par Jean, le fils d’Ettore et carrossé par Gangloff atelier alsacien au service du génie de Molsheim. Deux visions de l’art mécanique donc les robes de Steinway ont lancé des éclairs noirs ce jour là.
 
La Qora est donc issue de l’imagination de Yann Bakonyi, personnage protéiforme aux multiples projets donc le studio/atelier Viba fait partie. Après avoir fait parler de lui lors de la sortie de sa Lara sur base MV Agusta trois cylindres, il a jeté son dévolu sur ce tout nouveau Bobber Triumph pour appliquer quelques unes de ses idées graphiques et visuelles et les décliner via des choix techniques intéressants.
 
 La ligne volontairement datée de ce faux rigide à moteur bi-cylindre neo-classique sert ici d’argument à une interprétation rétro-futuriste à travers laquelle la sobriété s’est imposée pour que l’on puisse s’attarder sur les effets de matière et le jeu de contraste lisse/facette obtenu grâce à l’utilisation de l’impression 3D et de l’aluminium.
Le noir profond de la carrosserie ne laisse rien au superflu et posée sur ses roues flasquées d’aluminium la Qora donne à voir les éléments qui la constituent, du très graphique garde-boue arrière en forme de quart de tour marquant un arrêt aussi brutal que vertical, à celui qui protège l’avant, si minimaliste et caché derrière ces deux fourreaux géométriques qui évoquent quelque part les fourches de Confederate. Le réservoir aux flancs creusés rejoint la selle spécifique, tout est une alliance de mat et de brillant, peut-on dire un camaïeu de noir ?
 Des moyeux de roues sur mesure ont été réalisé pour porter cet ensemble freinant de chez Beringer sous la forme de doubles disques avant que les fourreaux noir mat mettent en évidence.

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Photos : VIBA-Qora_copyright-Luis-Barbesier