PARTANT D’UNE BASE QUI AU DÉPART N’ÉVEILLAIT PAS UN INTÉRÊT DÉMESURÉ, JÉRÉMY A RÉALISÉ, AU SEIN DE SON ATELIER JERIKAN, UNE PRÉPA DONT LE NIVEAU DE FINITION ET LA CRÉATIVITÉ EN FONT UN SOMMET DE CLASSE TOUT EN SOBRIÉTÉ. VOICI COMMENT ET POURQUOI TOUT CELA S’EST DÉROULÉ AINSI.
 
 Pour Jérémy, l’aventure JeriKan démarre à Paris, au guidon d’une belle Bonneville qui lui refile le virus du vintage. Dans la foulée il part à Nice ouvrir un atelier de service pour motos et scooters. Ce virus va muter et lui communiquer l’envie de mettre encore et toujours les mains dans le cambouis, en tout cas au-delà de ce que sa belle Bonneville lui en fournissait l’occasion. Ce sera une BMW R65LS qu’il fera sortir d’un sommeil de 15 ans et, contre toute attente, c’est en deux mois qu’il en bouclera la remise en état. La dynamique était lancée, surtout que cette moto lui valu beaucoup de louanges. Une seconde suivra rapidement, toujours R65. Il vend la première, car il faut financer tout ça, et à quoi bon entasser ?
Et les prépas se suivent, il crée donc la marque JeriKan qui devient sa signature et sous laquelle il s’exprime sur des motos successives. Ce ne sont pas des commandes, mais plutôt des projets qu’il a envie de faire. Ensuite il trouvera à les vendre, mais seulement une fois qu’il a pu tirer un vrai bilan de tout ce qui a été fait, et le chiffrer concrètement. Presque deux ans plus tard, le bilan est très positif pour Jérémy, de nombreuses rencontres sont venues enrichir son parcours, et plein de projets sont en route. Laurent est venu prêter main forte et deux BMW R100 sont à venir. La Honda CB400 de ces pages, elle aussi, était au nombre des projets, c’est Fabien, responsable du site de JeriKan qui la lui avait donnée, elle était restée là un temps, le temps de faire la BMW #9. Il a fallu refaire le moteur dont une bielle et le vilo étaient morts. En un clin d’œil c’est plié, et il est temps de passer à la transformation esthétique de ce petit 400, en discutant avec un pote qui bosse dans le surf, l’idée vient d’inclure du bois à la carrosserie, ce sera du teck pour la chaleur de sa couleur et ses propriétés. Le résé viendra d’un 450 Four de 1973 et la mise en œuvre de ce projet s’avérera plus crispée que prévu.
 La collaboration avec le peintre Ortolani sera décisive et, mariant le bois avec un noir brillant profond, ils arriveront au résultat impeccable qu’on peut voir ici. Le reste de cette transformation est volontairement resté sobre pour que les parties ornées de bois puissent avoir la vedette. Sobre mais soigné à l’extrême dans le moindre détail. La selle et son petit logo JeriKan épouse parfaitement la boucle arrière faite sur mesure en prenant grand soin de respecter la ligne générale qu’imprime le dessin du réservoir. Le guidon scrambler et ses commandes Kustom Tech, terminé par des poignées en alu brut, non recouvertes mais ornées de clignotants dont les fils passent dans le guidon comme le reste du faisceau nécessaire ici. Il en va de même pour les autres parties de la moto puisque tout le circuit est plaqué, sous la selle ou dans le cadre afin d’épurer au maximum. À son guidon on a sous les yeux le joli compteur Motogadget, une valeur sûre, le bouton de démarreur et de changement des menus du compteur ont été intégrés par de jolis poussoirs sur le té supérieur. La câblerie a été refaite sur mesure et le câble de starter est planqué derrière le réservoir à l’avant donc accessible sans problème mais invisible tout comme le contacteur à clé. L’échappement, qui, ô miracle a échappé à la bande thermique, a été lui aussi fait maison et lui aussi suit des lignes qui épousent celles du cadre et du réservoir. Le garde-boue arrière reçoit lui aussi un parement de teck et il cache habilement une barre led incluant les clignotants et le feu arrière. Au final, si la base est modeste, la prépa est de haut niveau, soignée, chic et classe, sans exagération ni coup de bluff. Du beau boulot.
www.jerikan.com
Cette superbe moto est à vendre, vous pouvez contacter Jérémy sur son FACEBOOK, ou sur le site de JERIKAN