Franck Vidal est un passionné, il aime la moto passionnément, l’homme a roulé vite et fort sur toutes sortes de Ducati et sur toutes sortes de circuits, sous les couleurs du DCF ou autre. Son nom est familier à de nombreux habitués des bords de piste, qu’ils soient amateurs d’anciennes qui ont vu son bus dans le paddock à Nogaro lors des Journées Coyote par exemple, ou qu’ils soient plus fanatiques de sportives modernes et l’auraient aperçu au Bol d’Or. Pourtant, il arrive encore souvent que lorsque ces habitués des circuits viennent à parler combarde, peu sont vraiment au courant que Franck Vidal fabrique des produits de très haute qualité dans son atelier de Graulhet dans le Tarn. Oui, trop peu de gens le savent, mais ceux qui utilisent du Vidal ne tarissent pas d’éloge et ce à juste titre.
À Graulhet jadis, il y a eu jusqu’à 130 usines qui travaillaient le cuir des vaches de l’Aubrac et du Cantal, un savoir-faire ancestral qui se transmettait dans les familles. Aujourd’hui il doit en rester moins de dix-sept. Franck, lui, a reçu cette qualification en héritage, son papa, dont la plaque professionnelle trône à l’entrée de l’atelier, pratiquait la tannerie-mégisserie.

DES CUIRS TANNÉS SUR PLACE,
TRAVAILLÉS À L’ATELIER,
C’EST DU 100 % MADE IN FRANCE

J’avoue que si le terme de tanneur m’était connu, je ne savais pas en quoi consistait la différence entre les deux, ce que Franck m’expliqua : la mégisserie traite des peaux de chèvre, chevreau, mouton et agneau. La tannerie transforme toutes les autres peaux. À une certaine époque, tout se faisait dans le bâtiment familial, un cours d’eau avait été dérouté, la flotte étant indispensable au traitement du cuir.

Cet espace de la maison n’est plus un lieu de production aujourd’hui, Vidal fait faire ses cuirs par un tanneur local, la traçabilité est totale, il sait quasiment de quel champ vient la vache qui a servi à telle ou telle combarde. Ça fait maintenant une vingtaine d’années qu’ici on produit des combinaisons de piste sur mesure, l’atelier a compté jusqu’à quatre personnes à temps plein, ce n’est plus le cas, Franck a du resserrer l’activité, la crise est passée par là. L’homme ne ménage ni son temps ni ses efforts, très souvent sur la route à bord de son énorme bus siglé Vidal, il est de tous les grands événements
La visite de l’atelier au sein duquel sont fabriqués les produits Vidal est impressionnante, partout du cuir, de toutes les couleurs, des pièces, des échantillons, des parties déjà coupées. Et dans une salle contiguë, des peaux encore entières, déjà teintées mais ayant encore la forme de la bestiole sur laquelle on les a prélevées. On se prend à imaginer des vaches orange vif ou bleu turquoise, ça pourrait claquer.
VOUS NE POUVEZ PAS LOUPER LE BUS VIDAL,
C’EST UN IMMENSE BUS DE TOURISME
ROUGE AVEC LE LOGO DESSUS
Une combarde Vidal demande entre 70 et 110 pièces de cuir qu’il faut couper, cela prend quatre heures. Ces trois mètres carrés de peau tannée seront ensuite assemblés et cousus, cela va prendre encore cinq heures, ajoutez le boulot pour y ajuster les protections renforcées, les velcros, les fermetures éclair.
Je remarque un meuble dont les étagères sont pleines d’étranges emporte-pièces, ce sont des formes qui vont permettre de découper des épaules ou des coudes, tout ce qui n’a pas forcément besoin d’être mesuré sur vous avant d’être découpé. Car chez Vidal la combinaison est à vos mesures, il faut un bon moment aussi pour relever toutes les cotes sur le bonhomme (ou la bonne-femme) et le résultat est vraiment à votre taille. La mienne a rencontré un souci, fréquent m’a-t-on dit, durant l’hiver, le cuir a rétréci, surtout sur le devant, j’ai plus de mal à monter la fermeture jusqu’en haut… Pardon ? Ah, ça viendrait de mon régime ? Admettons.
Il y a cinq modèles de base au catalogue Vidal, un modèle « Racing » avec du kevlar, et jusqu’à trois couleurs différentes, un modèle « Superbike » avec une bosse dans le dos et des couleurs au choix, un modèle « Grand Prix », la bosse est en kevlar, et aussi le modèle « Classic » très sobre, plutôt sombre, à l’ancienne, très assorti aux motos classiques, ces modèles sont bien sûr homologués FFM FIM et aux normes CE 162.1. Vous pouvez aussi avoir une combinaison pour vos enfants de 6 à 10 ans et ados à partir de 10 ans, elles ont été mises au point avec les écoles de la FFM.
IL Y A CINQ MODELES DE BASE
MAIS TOUTES LES FOLIES SONT POSSIBLES
(OU PRESQUE)
Le site internet de Vidal (qui est en train d’être refait) vous en dira plus, en particulier sur les tarifs qui sont remarquablement bas par rapport au service proposé et au fait que vous vous procurez un produit 100 % français et pas du cuir du Bangladesh. Mais ce n’est pas tout, Vidal propose aussi des dorsales très épaisses et très pratiques, des gants de piste aussi disponibles en de nombreuses couleurs qui s’assortiront avec votre moto, tout ça est bien sûr homologué tout ce qu’il faut et dans des tarifs plus que corrects.
La boutique du site propose aussi des sliders et des porte-manteaux séchants, bien pratiques quand vous avez pris une rincée et qu’il va falloir remettre la combarde pour la session de l’après-midi. Il y a aussi une nouvelle gamme de portefeuilles et porte-monnaies en cuir super chic et un nouveau blouson de ville, car jusque-là, la gamme Vidal s’adressait exclusivement à des gens pratiquant la piste, on pourrait imaginer qu’un jour viennent aussi des combardes en deux parties, un peu moins exclusives que les pilotes de sportives sur route ouverte pourraient aussi adopter, qui sait ?
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