Un livre somme, beaucoup plus fouillé que ce que l’on a l’habitude de voir publié sur le cinéma, une bible n’ayons pas peur des mots, un travail colossal de recherche, une implication qui a mené son auteur de l’Australie au Japon en passant par Audincourt dans le Doubs, ce livre, sobrement intitulé « MadMax, ultraviolence dans le cinéma, partie1 » impressionne. Son auteur donc signe Melvin Zed, entre le vrai prénom et l’initiale devenue pseudo, avec sa référence au cinéma Z, ce touche à tout passionné s’est immergé dans l’univers de la franchise Mad Max pour en devenir un des spécialistes mondiaux, si ce n’est LE spécialiste. Bien sûr pour un passionné de bécanes, ce film et ses déclinaisons ne peut que toucher sa cible, les Kawa Z1000 du premier Mad Max et les cascades qu’elles effectuent, leurs carénages La Parisienne, créés par un français, Bernard Cadart restent dans l’imaginaire collectif et figurent dans toutes les expositions sur la moto et le cinéma au coté de la Triumph de Steve McQueen ou des Harley de Easy Rider.

Ce livre mérite les superlatifs, par sa taille, son poids, sa pagination mais aussi par l’étendue du savoir qui y est dispensé sur tout ce qui peut concerner le film, ses acteurs, ses producteurs, les péripéties du tournage, les conflits, les protagonistes des moindres détails, absolument tout y est. L’iconographie est également impressionnante, les photos sont souvent inédites, certaines montrent des scènes coupées au montage et deviennent ainsi des documents aussi rares que touchants.

Evidemment pour tout fan de mécanique, auto et moto, les détails sur les divers véhicules utilisés dans cette fable qui se voulait futuriste à sa sortie seront de vraies pépites à découvrir. En plus des Kawa (siglées Kwaka pour l’occasion) les différents bagnoles impliquées dans les poursuites entre Max, Goose et les divers délinquants de la route sont listées, décrites et analysées, tout comme les Kawa Z1000 elles sont devenues de vraies légendes aujourdhui et de nombreuses répliques sont aussi recherchées qu’une mauvaise Charger General Lee ou une Torino Zebra3.

L’auteur de ce chef d’œuvre est un vrai passionné, il a déjà participé à RAD pour un article justement sur les motos dans la saga Mad Max à l’occasion de la sortie de Fury Road, cet article est disponible ICI. Lorsqu’on voit la somme d’information que contient ce livre, on peut être étonné de lire dans le sous-titre que c’est la partie1, en effet, il couvre uniquement le premier film de la série des Mad Max, on doit donc s’attendre à d’autres volumes… Et connaissant un peu les autres fixettes de l’oiseau, il pourrait aussi exister pareille entreprise pour Crocodile Dundee, le Parrain, Apocalypse Now ou d’autres de ses films/passions (que je partage pour la plupart).

Mon exemplaire, pré-commandé à l’occasion d’une campagne de levée de fond est arrivé avec un poster qui reprend le dessin de couverture, signé par l’auteur lui-même, car l’illustration est un autre de ses talents (la cuisine végétarienne et les chats aussi, mais nous n’en dirons pas plus). Une pochette de cartes postales illustrées des affiches turques, japonaises, américaine ou françaises du film était également jointe au colis, plus une série de tirages de photos de tournage, dont quelques unes montrant les fameuses Kawa, bref, un vrai régal.

Cet article ne serait pas vraiment complet si je ne mentionnais pas aussi le fait que Melvin Zed est allé plusieurs fois sur les lieux du tournage de Mad Max en Australie, à Broken Hill où se trouve désormais un musée dédié à ce héros post-apocalypse qu’est Max Rockatansky, il y a réalisé une fresque peinte sur les murs de ce musée et a tiré de tout ça un documentaire intitulé « archeologist of the wasteland » dont je pense que le DVD est dispo quelque part ou le sera bientôt. Je dois aussi ajouter qu’il a commis un album de type Panini sur le film « The Warriors » (les guerriers de la nuit en désolantes traduction française) autre film dont je partage le culte, avec des images à coller des bandes qui s’affrontent ou plutôt se liguent contre les Warriors à cause de ce bâtard de Luther, le chef des Rogues, je possède bien sur cet album, tellement plus intéressant que tous les albums de foot du monde.
On peut contacter l’auteur sur son site qui est également un shop de ses différents boulots, posters ou autres en cliquant ICI